Evangile selon les Indigènes

1er couplet :

« J’ai pris racine dans le ventre d’une perle, une amazone que l’élégance habille, une combattante hors normes … Papa voulait d’un fils magistrat ou architecte. Elle m’a dit « suis ton cœur, mais honore mon nom ». N’oublies jamais que les pétales finissent par faner et que l’immortalité de l’arbre se trouve dans sa graine. Comment puis-je me rassasier de toi ? Ton sourire étanche ma soif Madina. Tes conseils ma faim… Les années passent et te voir partir me hante … Dagan ! As-tu appris pour ta sœur ?  L’épreuve est dure mais elle reste forte, fidèle à sa foi. Dieu donne, Dieu prend mais la mort nous surprend .Qu’est ce qu’un royaume sans fondation, un être humain sans amour. Comme ces fruits, je me suis surpris en train de pourrir. Je n’ai pas eu le temps de mûrir, mais mourir chaque jour… Laisse-moi verser une larme qu’elle abreuve la terre pour nos absents et les vôtres, parce que les roses, les  lys, toutes ces fleurs sont éphémères… »

Refrain

En silence je caresse ma colère, les bras levés tels des fusils chargés, évangile selon les indigènes. Les édentés que l’on force à sourire trempent leur peur dans de l’huile bouillante : INDIGO

En plein midi je fais des cauchemars la tête fiévreuse comme le Sahara, évangile selon les indigènes. Les édentés que l’on force à sourire aiguisent leurs poings dans des braises ardentes : INDIGO

2ème couplet

Bonjour Pa, léo fon do ! Paridisotowodé ! Mawu dôlawo foan ? Certains m’ont rendu visite l’autre jour pour m’informer de certaines choses qui se trament. Ogna, aujourd’hui je comprends ton exil. J’essaie de donner au fils ce que j’ai pas eu de toi. Il te ressemble beaucoup. Dommage, vous n’avez pas eu le temps de vous croiser… Mais je sais que t’a rigolé quand tu t’es vu en nouveau-né sur sa photo bien sûr !  Dans cette chambre mortuaire, quand j’ai vu comment ils jouaient avec ton corps je me suis dit que le souffle divin, avant qu’il ne quitte nos cœurs devrait servir une cause… Ils m’ont à l’œil les salauds, mon propos dérange ! En d’autres termes ma lumière a aveuglé leurs ténèbres… Cette lutte est séculaire, ma fatigue ancestrale le sommeil d’une vie ne saurait la rassasier… Pour nos absents et les vôtres, parce que les roses, les  lys, toutes ces fleurs sont éphémères… »

Refrain

Outro :Madina, ma mère qui me donne des conseils.

 

Les cercueils sont individuels

Couplet 1

 

Hernie discale à 30 piges ? Comprends ma douleur est forte, profonde comme ces abîmes dans lesquelles je m’enfonce. Ces trous béants qui m’avalent et me broient les os. Avant de disperser mes cendres au dessus des eaux. On ne tue pas un cadavre, on l’enterre ou on le ressuscite. Désolé, j’ai pas les Dons du Christ. Impuissant, je vois les miens partir, rejoindre l’autre rive me laissant seul sur la berge comme un poisson mort. A quand le repos pour nos têtes ? Jours et nuits nos cerveaux en rotation comme la terre. Cogiter à en frôler la folie, demande à Trez Folly le récit de nos cauchemars éveillés. Je n’ai pas appris à respirer, mais à penser, Esclave de mon souffle, Maitre de tête. Je dois résoudre les équations nombreuses. Mogadiscio dans la famille, Guerre fratricide, héritage inexistant.

Refrain

Lèche ma plaie si tu peux

A toi le goût à moi la douleur

Les cercueils sont individuels

Mes cicatrices pour seuls bijoux

Ma tête est une blessure

Qui chante des sonates sanglantes

Partage ma peine si tu veux

A Moi le goût à toi l’odeur

Les cercueils sont individuels

Mes cicatrices pour seuls bijoux

Ma tête est une blessure

Qui chante des sonates sanglantes

 

Couplet 2

 

Dans mon propre sang je m’agenouille. J’ai fait de ma tête un temple. Je me confie au Tout Puissant et à ses anges. Ecoute le vent dans ma bouche. Ce souffle dans mon corps. Paroles vivantes. Le vécu d’un point d’interrogation ambulant. J’ai cherché la réponse dans leur religion. Ceux qui m’ont traité de sauvage, et de cannibale. J’ai mangé le corps du Christ, j’ai bu son sang aussi. Mais j’ai compris qu’avant le miroir, il y avait l’eau. Apres la télé, la téléportation. Mais bien avant chez nous y ‘avait le zidobo. Apparait, et disparait, traverse des kilomètres en un clin d’œil. C’est comme mourir à chaque battement de cœur. Laisses-toi piloter par la pensée. Qu’avons-nous fait de cette science ? Les prêtres vaudou n’ont su me répondre. Je continue mon voyage, pèlerinage dans les entrailles de la vie jusqu’à ce que les soucis nous asphyxient…

 

Refrain

 

 

PS : Je me purifie dans cette sueur qui coule de mon front,  ces larmes que versent mes yeux. Qu’elles lavent mes plaies

J’ne pleure pas ce sont les oignons

1er couplet : Elom 20ce

 

Le ciel éjacula, comme l’averse dans son crâne. Fronça la mine, éclairée par la foudre. Elle fuyait la pluie, pourtant trempée jusqu’à la moelle des os. Grelotait comme si la terre tremblait sous ses fesses. Assise à même le sol, les doigts des pieds sales et enflés évoquaient les kilomètres parcourus. La tête entre les genoux, remplie d’étoiles filantes, quelques neurones grillés, et des images flippantes. Son père,  elle ne l’a connu qu’à travers les récits de sa mère qui l’a vendu à 15 piges. La chance avec les Hommes, Fatou ne connait pas. Le sien parti trop tôt transporté par des lucioles. Un fan de Max Roach le salaud, il s’entrainait sur son corps.  Des bleus par ci, des ecchymoses par là.  Leurs gosses n’ont même pas hérité de sa fortune. De vieux habits sales, des bijoux de pacotilles, une moto presque neuve, qui lui servait de taxi. A ses funérailles, ses frères se le sont partagés.  Les mêmes absents quand y avaient des frais à payer. Emmurée dans son silence, on entendait que la salive qu’elle avalait et les larmes qui cramaient son visage. Depuis qu’elle a enterré ses fils, partis rejoindre leur père, après une longue maladie, elle parcourt le pays, sans sandales ni vêtements, disant: Je ne pleure pas, ce sont les oignons… Ils me brûlent les yeux. Ma rétine entrain de frire comme de l’huile sur le feu…

 

Refrain : PéPé Oléka

NOUDÉ MA KA WAMI NIN NYIN DÉSSOU WÊAMIN AYOMAN DAHODÉ WÊ N’SIN BÒ AVI BÊ ÉÉÉH

TI MO BA RI ENIYAN MAN SÒ ÒRÒ FUN OOOH WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ

NOUDÉ MA KA WAMI NIN NYIN DÉSSOU WÊAMIN AYOMAN DAHODÉ WÊ N’SIN BÒ AVI BÊ BÒ AVI BÊ ÉH

TI MO BA RI ENIYAN MAN SÒ ÒRÒ FUN OOOH

 

2ème couplet : Oxmo Puccino

 

Quand les rêves ne valent plus un kilo d’ignames, on fini par mourir d’un réveil ignoble. La table est mise. Buffet illimité mais c’est insuffisant les convives souhaitent s’éliminer. Sort du déni, regarde ce qu’on fait pour encore un peu avant de cracher de jalousie sur les corrompus. Considère moi plus près du miel que de l’aspartame, pas dans le communautaire mais au cas par cas. A l’étroit dans le métro, je pense aux âmes flottantes dans le détroit de Gibraltar, au rapport entre les Bit coins et les gosses vendus pour une pincée de dollars. Jamais comme on veut vu qu’’on est à l’endroit sans avoir le choix à l’envers nos futurs vœux. Cependant rêver de vivre comme on tire à l’arc à fraiche implique des histoires tristement vraies. Propos cru mais selon la légende, ne pleure plus c’est pas le pognon mais les gens… Ecoute ces voix ensorcelantes.

 

Refrain :

 

Outro

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan éeeeh aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan éeeeh aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan zéeee aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan séwélé aaaaah)

 

Fourmis

1er couplet : Sitou Koudadjé

Je protège ma reine comme aux échecs.
D’où ma présence Africaine comme les Seychelles. Les sciences et ces femmes laissées seules. Ayant la force d’au moins dix hommes pour porter à bout de bras des nations entières dans ce désordre. Ailé. J’ai littérature et idées noires comme Fourmis. Elom Kossi.
De quoi s’agit-il? De complémentarité? Soit une des preuves les plus remarquables de l’existence de Dieu comme ils l’appellent. Ils peuvent me dire qu’ils aiment ce que je fais. Moi je ne suis pas grand chose sans toi, ma belle.
De grands problèmes se posent à nous.
Quels sont nos choix de société et santé publique? Noires et rouges républiques.

 

Refrain

Les grandes guerres ne se déclarent pas

Elles se font dans le silence loin des hashtags et des cameras

De quoi tu parles Tchalé ? Je vous laisse chanter et danser

Les fourmis ne font pas de bruits

S’il aboit c’est qu’il ne mord pas, Ago mavayi (Fait moi place)

Humilité Discipline et Travail

Don’t agonize ! Organise ! Asrafogno fou bé (Mes Asrafo le savent bien)

Les fourmis ne font pas de bruits

 

2ème couplet : Zalem

 

Asrafourmi les ancêtres te piquent
Trombinoscope hétérogène et disparate
Agrégat sans gêne et pirate
Accumule les chantiers des projets sous chaque patte

Edifices vivants ponts ou navires
Voir toujours plus grand faire quelque chose avant de mourir
Et si on soulève plusieurs fois notre poids
C’est que tout le monde ne fait pas sa part

Organisés solidaires féroces besogneux
On s’adapte évolue on tient la ligne
Imiter nos pères quand c’est sérieux
Faire ce qu’on a à faire libres intègres dignes

 

Refrain

 

3ème couplet : Elom 20ce

 

Le corps de l’homme est trop petit pour l’esprit qui l’habite

Comme cette science que je pratique incomprise tels les pyramides.

Si tu fermes les yeux, tu pourras voir ma troupe.

Des ancêtres, des anges et des génies.

Si je dompte mes faiblesses, qui pourra me vaincre ?

Si je t’invite en enfer, pourras tu l’éteindre ?

La sueur est la prière du corps.

Fais valser tes neurones.

La carcasse en mouvement, seul le travail paye.

Alodé yé klôna lôdéla (C’est avec une main qu’on lave l’autre main).

J’ai besoin de toi comme la bouche de la main pour remplir la panse.

Les pieds de la tête, la terre de la pluie, la graine de l’ovule.

Complémentaires comme les éléments.

 

 

 

Afrika iz da Prezent

Couplet 1: Elom 20ce

Goute à ma bile hein! Un morceau de mon encéphale! Ma blessure qui dégouline sur scène ou page. Goute à ma mélanine, son écorce et sa racine. Le fruit de ma passion qui se veut panafricaniste. La lutte dans la bouche mais rien dans les actions, notre principal ennemi c’est la désunion. Bâtir des ponts entre nations, politiser les masses car la force du baobab c’est la racine. Barkhane, A.P.E, AFRICOM, Ebola et Terrorisme ! L’époque est néocoloniale

Light, Food, Water No dey (Il n’ya ni Electricité, ni Nourriture, ni l’Eau)

Education Justice Wodé ? (Où sont l’éducation et la justice ?)

Uhuru Uhuru Umoja Umoja

Uhuru Umoja Uhuru Umoja

Wodédio Ho ! Wodédio Ho!

Wodédio, Wodédio, Wodédio, Ho!

Refrain :

Afrika is the present

Némi djoa mé la tuwo ? (Si on quitte l’Afrique qui la construira ?)

Tavovo Mou kplo na djoua ? (Une tête pourrie peut-elle diriger un pays ?)

Africa is the present

Who no know go know

Kessi non nouo miassô wônouga (Faire de grandes choses avec nos richesses)

Afrika is the present

Némim woeoa mè la woèo (Si on ne le fait pas qui va le faire ?)

Tavovo Mou kplo na djouooo ! (Une tête pourrie ne dirige pas un pays)

Africa is the present

Who no know go know

Lets back to the Pyramides

 

Couplet 2: Kingsunjah LK

 

Miadakpé bé mile agbé, Miadakpé bé mile n’zon,  miadakpé bé kékélia mou kpôtsron

Miatrôdjimé, miawô nunyoin. Midolanya bé gaméassu. Fifiyé midola woè. Miawôdo, mia dé su su. Mia sô Afrika sôwô fifibénou, Wake up, Fifié milawoè, ôga, Afrika iz the prezent

 

Couplet 3 : Elom 20ce

Que sais-tu de Marcus Garvey ? Sylvester William? Bénito Sylvain ou encore Antenor Firmin ? Que sais-tu de Padmore George ? Tovalou Hoenou, Web Dubois ou Kwame Nkrumah, Azéa ! milé djav milé hôz milé djagbagba, né Afrika bé woétriaaa ba shine gnaaaaa (Frère ! on se bat, on démène, pour que l’étoile de l’Afrique puisse briller intensément). Quelque soit ton ethnie, tchalé vamidjo,( Marche avec nous), Animiste ou Musulman, Médaho (Mon Grand) let’s go , Ces politiques qui divisent pour quels intérêts ? Le mien, le tien? Ou juste leur clan ? Mbé ma gbloan obé gnontigné lé godo yibô !!! Ma bônou, ma dassi tonou né ma non noukpom (J’ai voulu parler, on m’a demandé de me taire. Que je m’asseye et les observe faire)

Wodédio Ho ! Wodédio Ho!

Wodédio, Wodédio, Wodédio, Ho!

l Uhuru Uhuru Umoja Umoja

Uhuru Umoja Uhuru Umoja

 

Outro :

Kwame N’krumah « Balck man can rule his own affairs »

 

 

 

Théorie du Chaos

Dans le couloir de la mort, comment garder le silence ? Je ne suis pas Eugenio Pacelli, j’ai pas de voix de miel, ni Andréa Bocelli, je chante le blues la gorge pleine d’abeilles comme les ruches et les  Bois d’ébène.

Paul Ahyi m’a dit, « il faut lutter pour la vraie indépendance », mais c’est grave. C’est la décadence. Des déserts et des ruines. Des tombeaux sur les routes, la cécité intellectuelle à outrance. Les Négros dansent dans les corners comme Roger Mila. Laissent pousser les dreads pour charmer les Mona Lisa car dans leur chatte le pouvoir d’achat et ces passeports qui assassinent les frontières, tu saisis le plan ?  Dis-moi la différence entre un Dreadlocks et un Rasta. Nos policiers et les mendiants. C’est l’uniforme qui angoisse la plèbe. Le pouvoir est au bout du fusil, la pauvreté dans la réflexion. Divisé comme l’UFC ou l’ANC on crache des flammes comme Julius Malema. Le silence dans le plat, les bruits dans le ventre, j’écoute mon cœur battre au rythme dans tam-tam et des pluies de balles.

La politique africaine c’est comme la vieillesse. Elle nous réserve des surprises comme Gilchrist Olympio. Ce dont je te parle c’est comme voir ton pater pleurer, ta mater se prostituer et ton frère se camer. Mais y’a pire tchalé, imagine ta sœur qui perd sa vie en la donnant. C’est grave écœurant. Pleure pas, que ces lignes essuient tes larmes, te consolent loin de tout ce vacarme.

De la traite des Noirs, à la loterie visa, du cache-sexe au string, le vieux nègre a perdu sa médaille. Aventure ambigüe sous un ciel lugubre, une vie de boy dans une  nuit sans étoiles. Les portes du nord sont closes comme ces maisons qui peuplent nos villes. Dieu est mort parait il, ils l’ont kill… Marlich on a la foi, Marlich on la foi…

L’Afrique porte sa croix attend la rose et moi je crois que leurs loges ne résisteront pas aux pendules de l’horloge. Je reste franc pas comme les ingénieurs en bâtiment qui dirigent nos Etats.

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En entendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas ohhhh.

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En entendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas, j’en suis la preuve vivante.

PS :

Les problèmes nous rendent humbles. Les épreuves nous fortifient. Les prières nous purifient… Nous sommes des milliards de bougies allumées au milieu d’une violente tempête. Le défi, garder la flamme vive, malgré les coups de vent. En d’autres termes protéger nos têtes … Sourire malgré les peines… Continuer malgré les échecs. Tout est cyclique ! Hier soir, j’étais mort. Ce matin, j’ai déterré mon cadavre… Il avait un cœur d’enfant. Faut mourir pour renaître. Je vous souhaite de mourir souvent.

Aveugles, bavards et sourds

1er couplet : Amewu

 

Schließt die Augen halt die Ohren zu und sag dir es wird alles gut /

Fermer les yeux et les oreilles et se dire que tout ira bien

mach das ganze lang genug dann schnappt die falle zu /

Faire cela longtemps est suceptible d’amener à la chûte

wer freund und wer feind ist wird ab jetzt für dich entschieden /

Qui est ami ou ennemie, c’est à toi de choisir

was würden wir nur  geben für ein kleines bisschen Frieden /

Que voulons nous si ce n’est un peu de paix

meistens nicht mal etwas Aufmerksamkeit /

Ne penser aucunement à faire attention

wie kann man das genießen ich wäre auch gern dabei /

Comment pourra t-on se sentir bien, j’aimerais bien être persuader

weih mich ein du weißt wer der Gegner ist ich schmeiß ein Stein/

Je me demande qui est l’adversaire sur qui je vais jeter une pierre

wenn ich auf der falschen Seite steh dann lass uns Freien sein/

Suis-je sur la mauvaise voie ? alors laissez-nous en paix

wir Investieren an den Untergang bis dann der erste stirbt/

Nous investissons les naufrages, jusqu’aux premières matrices

kennt man seine Mörder,  weist man wer als nächstes sterben wird /

L’on reconnait son assassin, l’on connait qui mourra bientôt

keine Ahnung wer hier welchen Kampf für was für werte führt /

Aucune idée qui mène quel combat ici et de quel valeur il recèle

doch  auf  eigene Seite jemand stirbt sind alle sehr gerührt /

Bien entendu à côté quelqu’un meurt et tout le monde se sent très touché

die trauert fördert weiter den Handel mit dem Tod/

Le deuil favorise davantage les échanges commerciaux avec la mort

wir sind alle gut wir werden nur von anderen bedroht /

Nous sommes tous bons , seuls les autres nous menacerons

wer der heute morgen nach Rache schreit /

Nous pleurons aujourd’hui , demain nous nous vengerons

wird abgeknallt von jemand der laut nach Rache schreit

Abattu par quelqu’un , hurlant pour se venger

 

Refrain :

Aveugles, bavards et sourds

Aveugles, bavards et sourds

Yakaméo lé kplômi mido la dézoin, Elan déka dounamé kaka zétoan ? Hein !

Blind, Talkative and Deaf

Blind, Talkative and Deaf

Avant tout l’armement c’est une industrie, il faut des guerres, des conflits pour faire tourner le biz..

 

2eme couplet: Blitz the Ambassador

 

…. From Accra to Abu Dhabi this is African Karate; Revolutionary shady (?). Ambassador’sback, tell your click to fall back, terrorize the streets like the beast stress the north, Black. You are the estimated, we’re the best that made it. (Our first venom)….with the drums never fascinated. Sankara, Ankara, Black Power, Rough Rider screaming Black Ma…? I’m the Dandara. Village and Continent, …?after provinces(?). Too many immigrants now you can’t solidly(?) assess. Freedom of death, got you holding your breath. International thief thief. Tell me what it is worth. Just imagine Africa united: from the North to the South and East and the West; we all united(?). Oh(?) you ain’tgotta look too far, it’s in the rhythm. Ambassador’s bringing the truth that you’ve been missing.

 

Refrain :

 

3ème couplet : Elom 20ce

 

Je m’adresse  à vous, jeunes gens, Lumpenprolétariat

Quémandant des miettes à l’Etat comme des parias

Ces salopards  veulent mourir au pouvoir

Entourés de prostitués comme Sani Abacha

L’impunité malgré les crimes c’est rien.

Demande a Charles il te dira comment ca se passe quoi (Pasqua)

Pas a Taylor ni à ces nègres qui croient encore à l’altruisme de l’Occident envers ce continent …

Même à titre posthume, ils ne condamneront ni Bechtel ni Soete ?

Une pensée à Okito Mpolo, Félix Moumié et autres

Les dents de Lumumba, j’irai chercher dans la mer du Nord pour mordre les porcs

Qui cherche le miel doit affronter les abeilles, c’est pas demain la veille,

Dis-moi, qui finance tes élections législatives, présidentielles ?

Engone, Passe leur la blanche canne…

 

Refrain :

 

Le Blues des Pharaons

Intro : “La patrie ou la mort nous vaincrons.”Thomas Sankara

Couplet 1 : Sir Okoss

Toc, toc, toc, ma foi je sens qu’on y est presque. Stock, stock, deux fois on a évité la fresque. Bloc, bloc, parfois c’est vrai qu’on a été brasque, floc, floc, la rivière des pleurs efface nos frasques. Viens, viens, en pleine libération Kamite, retiens, retiens, l’ancienne philosophie Kemet des tiens, des tiens dans ces paroles comètes, tiens, tiens  voici le jour où on a la joie comme maître.

Elle vient du ciel cette race là, parce que la passe la concrétisation de la race nègre, plus jamais aigre donc embrasse la ! Yes ! I got my mind made up! And I don’t want to turn back! ;Coz I wanna figth, Get up, Stand up for your right! Connaitre, connaitre l’histoire! Que nait, que nait l’espoir. Commettre le spectre de la gloire noire jusqu’en Côte d’Ivoire. Leur code noir une fourbe, nos populations lourdes marchent avec un breuvage depuis 1960 dans les gourdes. Les negro fuckent les propos négrophobes de Guerlain. Une marche en marche d’un nouvel ordre mondial c’est certain. Allo la terre, ici le ciel, message pour les terriens, le cortège est oint et le verbe est Esprit reste saint.

Refrain

La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Négus aux crânes sous carcan, mais à quand le printemps ?

La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Zombis aux crânes sous carcan, mais à quand le printemps ?

Couplet 2 : Elom 20ce

Pensées en mouvement, le cœur debout. La foi en érection j’écorche comme les Scribes de l’Egypte Antique. Des axiomes pour soigner l’agonie de l’Afrique. Des théorèmes démontrant la force mystique. Certes, nos propos ne trouvent d’échos que dans quelques têtes, quelques cœurs oui quelques bras. La plupart essoré par l’ignorance et la répression, militaire ou monétaire  tchalé. A l’instar du franc CFA, belle garce qui tient nos crânes dans le creux de sa chatte. Mais qui t’as dit que l’on se défend avec les larmes, regarde ton histoire, couverte de dettes et de chrysanthèmes. Sans citer le sang, les crachats et le sort qu’on subit nos pères fondateurs. Comment respirer la tête sous l’eau ? Avancer dans  les chaînes, cérébrales ou métalliques. Frère, la machine écrase, pilonne nos terres sans pudeur aucune mais infaillible reste un peuple libre. Et puisque la puissance des démons se fonde sur une collective démission, j’ai réuni les frères comme l’a fait Kimathi. Et je me jette dans la peau de la bête m’y poser comme ce colis envoyé à Edouardo Mondlane, Samora Machel, Walter Rodney.

Refrain

La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Zombis aux cranes sous carcan, mais à quand le printemps ?

La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Négus aux cranes sous carcan, mais à quand le printemps ?

Outro : Stokeley Carmichael

Castration Mentale

Mentalement castrés, nos leaders n’ont rien de Castro. Du glaçon ou de la graisse à la place du cerveau. J’ai des crampes au mien, à force de penser à mon peuple, mon peuple ! Ce putain de peuple… A force de penser à ce peuple, mon crane se lézarde comme un œuf, explose comme une bombe, un Molotov cocktail. Eparpille mes pensées dans l’univers comme les comètes et les galaxies, les planètes et puis les molécules… Les neurones dans le piment, sans issue, on se jette dans l’au-delà, et on se lave dans les cris du tonnerre. Avalé par le Chaos, broyé, incinéré, on se repose dans nos caveaux. Nos cendres se mêlent à l’air, comme cette fumée qui fuit nos lèvres, pour disparaitre dans la nature comme Ben Barka, toi, lui ou moi si t’es contre eux et leur putain de système… Les fantômes désertent les cimetières… Nos politiques ont l’haleine des lagunes de Lomé, ou des ruelles de Takoradi! Croire aux Chimères ou mourir car nos cœurs sont tombés sous le charme de la Méduse. Cœur sale et mains pures ! j’épure ma science dans les flammes du ciel., Ll’écriture comme exutoire, elle me donne des ailes. Et je plane dans ma tête en direction de Zion, allons ! Les rangs serrés avec mes lions ! Il en existe encore, loin de ces chiens et de ces moutons qui tuent leur temps en broutant de l’herbe ! My man Eazy Mo, grâce à Dieu portera la toge. Lui-même sait qu’on a besoin d’avocats comme Vergès ou Femi Falana ! Noukéla na Mila tsiaya méo ? azéo lé hoz milé djav mal ! dzidou dou égni miato mimlé kpoéma ? Tsooo !! noukoué gban namia ? On a que deux mains, dix doigts pour bâtir des pyramides aussi solides que les squelettes de nos idéaux, Et ben dis-toi que la force est en toi, quand le mal donne des coups violents dans les points vitaux ! Le diable s’élève contre nous comme le mur de la honte, mais on l’écroule comme ceux de Jéricho ou Berlin. Nique Jean Paul Guerlain et ces bâtards de racistes qui courent les rues comme Roumuald Letondot. Esclave des temps modernes, j’ai refusé de pleurer, je soulève le peuple comme …. Yesu Christo… Des larmes de cristaux, car mentale est la castration.

Comme un poison dans l’eau

Intro :

« Nous voulons l’indépendance pas parce que nous soyons des racistes, parce que nous sommes des Africains, des hommes Africains, un peuple Africain qui réalise aujourd’hui son droit à être indépendant, souverain tout en ayant des rapports avec d’autres peuples. Nous voulons l’indépendance pour faire chez nous tout ce que les autres on fait chez eux et pour créer une vie où nous ne serons plus exploités par des étrangers mais aussi nous ne serons pas exploités par des Africains eux mêmes parce que nous ne faisons pas une liaison entre la couleur de la peau et la capacité d’exploiter. » Amilcal Cabral

Couplet 1 : Le Bavar (La Rumeur)

Je suis né dans les flammes, juste entre le drame et le décrassage. Ne laisserai que des cendres à mon passage. Noir est le brassard, ethnique est le brassage, étriqué sur les crânes qui crachent sur le métissage. Il y a trop de trace de sang dans mon sillage, ne me parle pas d’enfantillage. Toi qui décrypte la menace sur nos visages. Les armes dans nos bagages comme héritage de leurs carnages, comme l’héritage d’un continent qu’ils se partagent. J’écris ce que tu ne vois pas, ce qu’on ne me prendra pas. Je ne changerai pas le monde mais il ne me changera pas. Les rappeurs te parlent de quota, suivent comme des moutons, ils ont le pif à Bogota et les deux pieds dans un champ de coton. Et si je hausse le ton pour que Marianne  tende ses jolies tétons, aux rescapés du béton, aux rescapés de l’histoire quand Noir égale brimade, torture et noyade, l’actu braqué sur le gros cul de Rama Yade.

Refrain 1

Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes

Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra  de nos armes

Préviens les barbouzes, ma bravoure n’a pas pris de rides

Les tyrans, les volcans vont bientôt vomir

Elom 20ce un défi à leurs statistiques

Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.

 

Couplet 2 : Elom 20ce

Essipoula kpéssé dekpé m’danlon lé sigonméo ! Azéa wôbléwula Le soleil se couche-t-il à l’Est ? Naitre en prison esclave dans les entrailles de la Bête ! Un serpent qui avale ses propres gosses par la tête. Je suis dans leurs crânes telle une tumeur qui se propage comme la rumeur. Un fantôme qui respire. Assassine-moi si tu peux ! Que les mouches se tiennent  à l’écart ! Nos plaies ne sont pas mortes. Elles chantent, elles dansent. Elles fument toujours…  Each One Teach One, Togné Kanléodé Miatô dites-moi misogbéa (Mes braves gars, dites moi, êtes vous prêts ?) Livrons aux flammes les Senzala. Paix aux Fellagas, mes Fela, Julian Assange, mes Bonga, Franklin Bukaka, mes Myriam Makeba. Mes fourmis dans tes caleçons que peuvent tes chars et tes drones ? Qui t’as dit que l’on combat les abeilles au marteau ! Force aux piranhas dans le système, les ascaris dans leur ventre, mes Triangles de Bermudes qui se déplacent dans leur pré-carré !

Refrain 2

Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes

Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra  de nos armes

Préviens le Colon, ma bravoure n’a pas pris de rides

Le félon, les volcans vont bientôt vomir

Le Bavar un défi à leurs statistiques

Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.

 

 Page 1 of 2  1  2 »