Intro :

« Nous voulons l’indépendance pas parce que nous soyons des racistes, parce que nous sommes des Africains, des hommes Africains, un peuple Africain qui réalise aujourd’hui son droit à être indépendant, souverain tout en ayant des rapports avec d’autres peuples. Nous voulons l’indépendance pour faire chez nous tout ce que les autres on fait chez eux et pour créer une vie où nous ne serons plus exploités par des étrangers mais aussi nous ne serons pas exploités par des Africains eux mêmes parce que nous ne faisons pas une liaison entre la couleur de la peau et la capacité d’exploiter. » Amilcal Cabral

Couplet 1 : Le Bavar (La Rumeur)

Je suis né dans les flammes, juste entre le drame et le décrassage. Ne laisserai que des cendres à mon passage. Noir est le brassard, ethnique est le brassage, étriqué sur les crânes qui crachent sur le métissage. Il y a trop de trace de sang dans mon sillage, ne me parle pas d’enfantillage. Toi qui décrypte la menace sur nos visages. Les armes dans nos bagages comme héritage de leurs carnages, comme l’héritage d’un continent qu’ils se partagent. J’écris ce que tu ne vois pas, ce qu’on ne me prendra pas. Je ne changerai pas le monde mais il ne me changera pas. Les rappeurs te parlent de quota, suivent comme des moutons, ils ont le pif à Bogota et les deux pieds dans un champ de coton. Et si je hausse le ton pour que Marianne  tende ses jolies tétons, aux rescapés du béton, aux rescapés de l’histoire quand Noir égale brimade, torture et noyade, l’actu braqué sur le gros cul de Rama Yade.

Refrain 1

Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes

Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra  de nos armes

Préviens les barbouzes, ma bravoure n’a pas pris de rides

Les tyrans, les volcans vont bientôt vomir

Elom 20ce un défi à leurs statistiques

Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.

 

Couplet 2 : Elom 20ce

Essipoula kpéssé dekpé m’danlon lé sigonméo ! Azéa wôbléwula Le soleil se couche-t-il à l’Est ? Naitre en prison esclave dans les entrailles de la Bête ! Un serpent qui avale ses propres gosses par la tête. Je suis dans leurs crânes telle une tumeur qui se propage comme la rumeur. Un fantôme qui respire. Assassine-moi si tu peux ! Que les mouches se tiennent  à l’écart ! Nos plaies ne sont pas mortes. Elles chantent, elles dansent. Elles fument toujours…  Each One Teach One, Togné Kanléodé Miatô dites-moi misogbéa (Mes braves gars, dites moi, êtes vous prêts ?) Livrons aux flammes les Senzala. Paix aux Fellagas, mes Fela, Julian Assange, mes Bonga, Franklin Bukaka, mes Myriam Makeba. Mes fourmis dans tes caleçons que peuvent tes chars et tes drones ? Qui t’as dit que l’on combat les abeilles au marteau ! Force aux piranhas dans le système, les ascaris dans leur ventre, mes Triangles de Bermudes qui se déplacent dans leur pré-carré !

Refrain 2

Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes

Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra  de nos armes

Préviens le Colon, ma bravoure n’a pas pris de rides

Le félon, les volcans vont bientôt vomir

Le Bavar un défi à leurs statistiques

Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.

 

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