1er couplet :

« J’ai pris racine dans le ventre d’une perle, une amazone que l’élégance habille, une combattante hors normes … Papa voulait d’un fils magistrat ou architecte. Elle m’a dit « suis ton cœur, mais honore mon nom ». N’oublies jamais que les pétales finissent par faner et que l’immortalité de l’arbre se trouve dans sa graine. Comment puis-je me rassasier de toi ? Ton sourire étanche ma soif Madina. Tes conseils ma faim… Les années passent et te voir partir me hante … Dagan ! As-tu appris pour ta sœur ?  L’épreuve est dure mais elle reste forte, fidèle à sa foi. Dieu donne, Dieu prend mais la mort nous surprend .Qu’est ce qu’un royaume sans fondation, un être humain sans amour. Comme ces fruits, je me suis surpris en train de pourrir. Je n’ai pas eu le temps de mûrir, mais mourir chaque jour… Laisse-moi verser une larme qu’elle abreuve la terre pour nos absents et les vôtres, parce que les roses, les  lys, toutes ces fleurs sont éphémères… »

Refrain

En silence je caresse ma colère, les bras levés tels des fusils chargés, évangile selon les indigènes. Les édentés que l’on force à sourire trempent leur peur dans de l’huile bouillante : INDIGO

En plein midi je fais des cauchemars la tête fiévreuse comme le Sahara, évangile selon les indigènes. Les édentés que l’on force à sourire aiguisent leurs poings dans des braises ardentes : INDIGO

2ème couplet

Bonjour Pa, léo fon do ! Paridisotowodé ! Mawu dôlawo foan ? Certains m’ont rendu visite l’autre jour pour m’informer de certaines choses qui se trament. Ogna, aujourd’hui je comprends ton exil. J’essaie de donner au fils ce que j’ai pas eu de toi. Il te ressemble beaucoup. Dommage, vous n’avez pas eu le temps de vous croiser… Mais je sais que t’a rigolé quand tu t’es vu en nouveau-né sur sa photo bien sûr !  Dans cette chambre mortuaire, quand j’ai vu comment ils jouaient avec ton corps je me suis dit que le souffle divin, avant qu’il ne quitte nos cœurs devrait servir une cause… Ils m’ont à l’œil les salauds, mon propos dérange ! En d’autres termes ma lumière a aveuglé leurs ténèbres… Cette lutte est séculaire, ma fatigue ancestrale le sommeil d’une vie ne saurait la rassasier… Pour nos absents et les vôtres, parce que les roses, les  lys, toutes ces fleurs sont éphémères… »

Refrain

Outro :Madina, ma mère qui me donne des conseils.

 

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