1er couplet : Elom 20ce

 

Le ciel éjacula, comme l’averse dans son crâne. Fronça la mine, éclairée par la foudre. Elle fuyait la pluie, pourtant trempée jusqu’à la moelle des os. Grelotait comme si la terre tremblait sous ses fesses. Assise à même le sol, les doigts des pieds sales et enflés évoquaient les kilomètres parcourus. La tête entre les genoux, remplie d’étoiles filantes, quelques neurones grillés, et des images flippantes. Son père,  elle ne l’a connu qu’à travers les récits de sa mère qui l’a vendu à 15 piges. La chance avec les Hommes, Fatou ne connait pas. Le sien parti trop tôt transporté par des lucioles. Un fan de Max Roach le salaud, il s’entrainait sur son corps.  Des bleus par ci, des ecchymoses par là.  Leurs gosses n’ont même pas hérité de sa fortune. De vieux habits sales, des bijoux de pacotilles, une moto presque neuve, qui lui servait de taxi. A ses funérailles, ses frères se le sont partagés.  Les mêmes absents quand y avaient des frais à payer. Emmurée dans son silence, on entendait que la salive qu’elle avalait et les larmes qui cramaient son visage. Depuis qu’elle a enterré ses fils, partis rejoindre leur père, après une longue maladie, elle parcourt le pays, sans sandales ni vêtements, disant: Je ne pleure pas, ce sont les oignons… Ils me brûlent les yeux. Ma rétine entrain de frire comme de l’huile sur le feu…

 

Refrain : PéPé Oléka

NOUDÉ MA KA WAMI NIN NYIN DÉSSOU WÊAMIN AYOMAN DAHODÉ WÊ N’SIN BÒ AVI BÊ ÉÉÉH

TI MO BA RI ENIYAN MAN SÒ ÒRÒ FUN OOOH WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ

NOUDÉ MA KA WAMI NIN NYIN DÉSSOU WÊAMIN AYOMAN DAHODÉ WÊ N’SIN BÒ AVI BÊ BÒ AVI BÊ ÉH

TI MO BA RI ENIYAN MAN SÒ ÒRÒ FUN OOOH

 

2ème couplet : Oxmo Puccino

 

Quand les rêves ne valent plus un kilo d’ignames, on fini par mourir d’un réveil ignoble. La table est mise. Buffet illimité mais c’est insuffisant les convives souhaitent s’éliminer. Sort du déni, regarde ce qu’on fait pour encore un peu avant de cracher de jalousie sur les corrompus. Considère moi plus près du miel que de l’aspartame, pas dans le communautaire mais au cas par cas. A l’étroit dans le métro, je pense aux âmes flottantes dans le détroit de Gibraltar, au rapport entre les Bit coins et les gosses vendus pour une pincée de dollars. Jamais comme on veut vu qu’’on est à l’endroit sans avoir le choix à l’envers nos futurs vœux. Cependant rêver de vivre comme on tire à l’arc à fraiche implique des histoires tristement vraies. Propos cru mais selon la légende, ne pleure plus c’est pas le pognon mais les gens… Ecoute ces voix ensorcelantes.

 

Refrain :

 

Outro

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan éeeeh aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan éeeeh aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan zéeee aaaaah)

WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ WÉ N’WÉLÉ ( éeeeeh aaaaah) WÉ N’WÉLÉ AGO ZÈNAN WÉ N’WÉLÉ (gozênan séwélé aaaaah)

 

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