Le fardeau de ma lumière

Le fardeau de ma lumière

Verse 1

 Qu’est-ce qu’il y a de l’autre côté du vide ? Si ce n’est la Vérité. Celle que les Hommes cherchent, qu’ils pensent connaître, et souhaitent imposer aux autres. Personne ne mange sa langue quand il a faim. C’est pourtant de la viande plantée au cœur de la bouche de tout Homme. Ce n’est pas parce qu’on a froid qu’il faut se précipiter dans le feu. La vie reste un mystère que seul le temps élucide… Si vous avez des gosses prenez soin d’eux. Une enfance bousillée fait d’un adulte une blessure indélébile. Ceux qui savent ne parlent pas. Ils observent en soupirant… Il faut changer de paradigme m’a dit Isis. La valeur d’une chose ne se définit pas à son prix. Combien coûte ton âme ? Les vraies choses ne s’achètent pas. Leur valeur est inestimable… Il faut continuer à marcher. Ne serait-ce que pour l’honneur de nos Anges tombés. Nos Etoiles pleuvent du ciel sans parachutes. Au sol c’est le bal des hyènes et des vautours… Il faut trouver sa place, tirer le beau du laid, se convaincre que là où il y a Amour et volonté, l’Espoir prend racine…

Refrain : Fardeaux

Verse 2

 Une barque cassée ne peut traverser le fleuve. Pourtant c’est elle qui transporte tous ces orphelins dont les parents sont encore vivants. S’il est vrai que la bougie doit se consumer pour éclairer les autres, elle sait que sa lumière est la seule couronne qui puisse coiffer sa tête. Ce matin, un Sage m’a murmuré à l’oreille : « Né dô dé sinsin ah, noukoko yé ossô wônè (Le travail pénible se fait dans la joie) ». L’Homme n’est pas une chose. Il Est. Il ne sort pas du néant. C’est une étoile dans une enveloppe charnelle qui fait escale sur terre pour expérimenter l’amour et la guerre. Anywhere you find peace its was gotten by struggle. Est-ce l’Astre qui influence les choses terrestres ? Le contraire ou vice versa ? Né donkoussou lé djia, agbetô djanadé. Né wetriadoa, êtôwo gbanago (Quand le soleil brille les hommes suent. Quand la lune est pleine, la marée monte). Mystère de l’univers que mon verbe dans sa chair essaie de percer. Ma parole attire les âmes chagrines, comme l’aimant le fer, les voleurs la foudre… Je suis une étoile solitaire qui fait l’amour à son destin. La mort ne me fait plus peur. La solitude non plus. Il s’agit de veiller sur mes rayons, les guider sur leur route vers le Soleil. Il y a des maladies que seul l’amour guérit. L’absence d’un père est un poids, un marteau qui enfonce les enfants, ces clous du spectacle, dans les conflits conjugaux. C’est grâce à L’amour d’une femme que tout miracle s’opère. D’où vient le lait qui déborde les seins d’une mère ? Comment se forment les os dans le fœtus qui habite son ventre ? La vie reste un mystère qu’il convient de creuser.

Au tribunal, au tribunal, au tribunal de la vérité, j’ai vu une barque cassée transporter des orphelins sous le regard bienveillant de leurs mères. Chaque parent qui se sacrifie pour ses gosses sait que leur bonheur reste la seule couronne que mérite sa tête. Né dôdé sinsin ah. Lonlon yé ossô wônè. La vie est un beau combat qu’il faut mener avec amour. »